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Hommage à Paul Bosc

Paul Bosc

Par Marie-Lou Cauchon

D
ans le milieu cyclotouriste, notre ami Henri Bosc s’est fait un nom, et nombreux sont les amis du Randonneur qui le connaissent. Mais combien connaissaient son frère aîné, Paul ? Peu sans doute. Et pourtant, les deux frères, très différents, étaient indissociables. Paul, de quatre ans plus âgé qu’Henri, nous a quittés le 1er février 2019.

Paul Bosc
Paul Bosc en 2012 (Photo Marie-Lou Cauchon)

Si Henri est une personnalité, Paul était un personnage avec sa barbe et ses longs cheveux blancs, tel un père Noël sur un vélo.

Je connais Henri depuis la fin des années 1970, mais je n’ai fait la connaissance de Paul qu’en 2001. C’était à la rencontre nationale de Vesdun. Nous logions dans le même hôtel, à Culan quand, le premier matin, au moment de prendre mon vélo dans le garage, je vois un « père Noël » en train de l’ausculter. « C’est à vous ce vélo ? » me dit-il avec le ton sans fioritures qui était le sien. « Il est pas mal » ajoute-t-il « mais il aurait besoin d’être plus gonflé ». « De quoi se mêle-t-il » pensais-je alors. Il se présenta : Paul, le frère d’Henri. Difficile à croire tant ils étaient dissemblables, mais je sus tout de suite qu’ils avaient le même amour de la bicyclette, ou plus exactement de la randonneuse.

Contrairement à Henri, Paul, féru de mécanique, savait mettre la main dans le cambouis. Et son « dada », c’était la position du cycliste sur un vélo. Avant de voir le cyclo qui roulait, Paul voyait la machine, et un simple coup d’œil lui suffisait pour dire si votre vélo était adapté à votre physiologie. Si tel n’était pas le cas, il donnait au « cyclo-néophyte » les conseils utiles pour remédier par de simples réglages à une mauvaise position qui, à la longue, pouvait s’avérer invalidante.

Cette première rencontre avec Paul fut suivie de quelques autres, notamment à Auxi-le-Château (62), Saint-Gervais-sur-Mare (30), Sare (64) …  Autant Henri est communiquant, autant Paul était sur la réserve. Mais quand Paul se sentait en confiance avec les gens, le masque de « bougon » tombait. Au fil des rencontres j’ai acquis sa confiance et j’ai pu apprécier Paul pour ses qualités d’homme intègre et cultivé. Homme de caractère, Paul avait ses faiblesses, comme la gourmandise devant un bon plat et surtout une bonne glace dont il raffolait (tout comme Henri d’ailleurs).

Paul et Henri, deux frères aussi différents qu’on peut l’être, mais complémentaires. Telles les deux faces d’une même pièce, l’un est resté dans l’ombre et l’autre a pris la lumière. Si Henri a perdu plus qu’un frère, nous avons perdu un ami.

Paul et Henri Bosc
Paul et Henri Bosc en 2012 (Photo Marie-Lou Cauchon)

Mon frère Paul (texte extrait de la revue “Le CIBiste” de mars 2019)

Par Henri Bosc

N
é le 26 avril 1931, 4 ans avant moi, à Montauban (Tarn-et-Garonne), Paul a eu tout jeune une forte vocation pour l’aviation ; n’ayant pu devenir pilote pour des raisons de santé (problèmes ORL et rénaux, avec ablation d’un rein), il se tourna tout naturellement vers l’aéromodélisme dont il devint un spécialiste reconnu et en fit son métier d’artisan modéliste-maquettiste.


Paul et Henri Bosc


Dans son atelier-magasin, il concevait, construisait et faisait voler des modèles de toutes catégories (Vol Libre, Vol Circulaire Contrôlé, Radiocommande). Dans le cadre du club qu’il avait créé, il organisait de grands concours régionaux et il aimait former des jeunes à la construction et au pilotage des planeurs et avions modèles réduits. Sa grande fierté était d’avoir su leur transmettre sa passion, certains de ses élèves étant devenus grâce à lui, comme ils le reconnaissent eux mêmes, des pilotes chevronnés en aviation grandeur nature, voire des as de la voltige aérienne.

Sa deuxième passion fut incontestablement le cyclotourisme. Dans notre jeunesse, la bicyclette était le seul moyen de nous évader pour de petites escapades, seuls ou avec des copains, car il n’y avait pas d’autres engins à la maison.

Mais, suivant les mutations professionnelles de notre père, c’est après quelques années passées à Chambéry (en Savoie), en arrivant à Bordeaux au milieu du 20e siècle, que nous avons débuté la pratique organisée du cyclotourisme, ayant connu la FFCT grâce à un voisin membre des Audax Girondins ; nous faisions avec eux de longues randonnées dominicales et participions à des concentrations où nous avons eu l’occasion de côtoyer et de rouler avec le CIB de La Tombelle et Gessner (voir le Plein cadre d’Henri).

Bien équipés avec nos randonneuses Hirondelle puis René Herse, nous partions ensemble pour des voyages itinérants en autonomie, effectuant tous nos trajets à vélo, notamment pour participer aux Semaines Fédérales ou rechercher les BPF. Nous nous faisions au début héberger dans des fermes, couchant dans la paille des granges ; par la suite, lorsque nous avons pu acquérir le matériel nécessaire, réparti sur nos deux machines, nous avons pu pratiquer assidûment le cyclo-camping, itinérant et en étoile. Par exemple, après la Semaine Fédérale de Digne en 1964, nous avons effectué ensemble un périple montagnard où nous avons grimpé les cols du Parpaillon (cyclo-muletier) et du Restefond, ainsi que la cime de La Bonette (2802 m), la plus haute route asphaltée de France ; de même après la SF de Gap en 1970 où un volatile a perdu la vie en passant sous la roue de la randonneuse de Paul dans la descente d’un col, occasionnant pour lui une spectaculaire gamelle heureusement sans conséquence grave.


Paul Bosc

Excellent photographe, Paul a ramené de nos voyages une belle moisson de diapositives couleur. Gêné par une rhinite chronique et souffrant souvent des reins, il a eu du mérite d’effectuer quand même toutes ces randonnées ; obligés de nous arrêter de temps en temps quand ses douleurs étaient trop fortes, il nous arrivait de prendre un retard tel que nous rentrions très tardivement, jusqu’à descendre le Parpaillon de nuit sur un chemin en cailloux.

En raison de ses problèmes de santé, Paul a été amené à étudier très soigneusement la position à vélo pour ne pas souffrir et a réalisé une étude approfondie sur le sujet qui fait autorité. Cette notice ou étude sur le positionnement à bicyclette et les caractéristiques d’une randonneuse a servi de base pour un article de fond, concernant le même sujet , dans « Cyclotourisme » (N°498 – Décembre 2001), revue officielle de la Fédération Française de Cyclotourisme. Elle a aussi été reprise dans divers sites internet spécialisés dans le cyclisme. Elle a été distribuée à ce jour, à leur demande, à près de 500 cyclistes et cyclotouristes. Tous ceux qui l’ont mise en pratique ont été très satisfaits et ont redécouvert le plaisir de vélo sans douleur : les cyclos qui sont venus chez nous se faire mettre en position par Paul peuvent en témoigner.

Mon frère Paul a certainement joué un rôle déterminant dans ma vocation de cyclotouriste, en me permettant d’accéder à de véritables bicyclettes de randonnée, naturellement en 650B, sur lesquelles il a fait les adaptations nécessaires pour le positionnement et le choix des braquets (gamme privilégiant les petits développements). Féru de mécanique, il effectuait tous les réglages et l’entretien courant, ce qui fut particulièrement appréciable pour moi, étant peu doué pour la technique pratique et le travail manuel.

Nos liens indéfectibles perdureront jusqu’à nos retrouvailles.
Au revoir Paul.

D’autres textes sont publiés ici dans le bulletin d’Information du Club Indépendant Bordelais, club de Paul.

Donne revues

Parution le 17/02/2019

Donne gracieusement 25 années de revues « Cyclotourisme » de la FFCT (1979 à 2004),
classées et regroupées par années en dossiers cartonnés.
A prendre à mon domicile de Saint-Dié-des-Vosges,
ou envoyées par mes soins en port dû à l’acquéreur.


Contacter : Claude Raffenne
Téléphone 06.06.46.34.84
claude.raffenne@orange.fr

Festival du voyage à vélo 2019

Les Amis du Randonneur seront aux festivals du voyage à vélo

Venez nous retrouver les 8 et 9 février à Roques s/ Garonne
et les 30 et 31 mars à Chambéry

Cliquez sur l’affiche pour accéder au programme détaillé

Festival Roques 2019
La Roue Tourne près de Toulouse
Fsetival Vél'osons Chambéry 2019
Vél’osons à Chambéry

Hommage à Serge Calonne

Le 10 octobre 2018, Serge CALONNE prenait le départ d’une randonnée ultime, autrement plus durable que le Brevet des Provinces Françaises qu’il avait si longuement dégusté et si magistralement mémorisé et relaté.


Serge Calonne
Serge Calonne dans le Boulonnais

Pour tous les cyclotouristes, Serge fut une sorte de maître, mais sans la règle et la férule, car il personnifiait la bienveillance, la gentillesse et l’optimisme, qu’il agrémentait de fantaisie poétique. Ces qualités lui donnaient une autorité naturelle, ce qui l’a beaucoup aidé dans ses fonctions de dirigeant local, au club de Liévin, au niveau régional à la Ligue des Flandres, et au niveau national à la FFCT, charges et honneurs que d’autres exposeront mieux que je ne saurais le faire, tant le tra-la-la officiel nous importait peu à tous deux… En dépit de notre proximité, cette autorité m’a toujours impressionné au point que je l’appelais toujours « Monsieur CALONNE ». « SERGE ! » répondait-il invariablement…

     « Monsieur PETIT, je vais vous offrir une fraise des bois. ». J’ai encore en mémoire la voix de Serge, au bord d’une route forestière, sur un replat près de Léoncel, dans le Vercors, lors de la Semaine Fédérale de Valence en août 1976. Ces quelques paroles, ce cadeau sublime de simplicité, témoignent de toutes les qualités de la personnalité de Monsieur CALONNE.

      Sa vision poétique du monde lui faisait apprécier la Beauté, où qu’elle se trouve, et il savait repérer et mettre en valeur des détails que nous sommes peu capables de dénicher. Il y avait toujours de l’insolite, du curieux et du drôle dans les randonnées qu’il organisait. Ainsi, le lendemain des obsèques, ma bicyclette m’emmenait revoir la statuette de pioupiou au fond du cimetière de Givenchy-le-Noble (village artésien plus connu pour sa fabuleuse allée de tilleuls), en souvenir d’un jeune soldat tombé en 1915, statuette que Serge avait dénichée et incorporée dans une « randonnée-découverte » au début des années 2000. 

     Nous avons partagé le goût de la recherche d’itinéraires, de beaux passages insolites, de monuments méconnus, que nous aimions faire découvrir aux autres amoureux de la promenade cyclotouriste (des « p’tits coins méconnus » avant la création du Randonneur). Ainsi, Serge fut le créateur de la « Randonnée des Collines d’Artois », organisée dans les années 70 par son club de Liévin, et qui révéla à beaucoup les hameaux du Tirlet ou de Guestreville, sur les hauteurs de l’est du Ternois, des lieux bien plus visités de nos jours… Lors d’une édition par un temps plus que maussade, nous fûmes réconfortés par cette inscription tracée par Serge au sommet d’une côte : « Admirez nos gris ! »

Notre rencontre remonte à 1963. Jeune étudiant, je pratiquais la promenade à bicyclette depuis environ trois ans, autour d’Arras, alors ville de résidence de ma famille. C’était un pur délassement physique et mental, car je n’avais aucun goût pour les activités sportives, et c’est toujours le cas. Je fus attiré à une conférence-découverte sur le cyclotourisme proposée dans une petite salle de l’Hôtel de Ville d’Arras. Vous devinez que le jeune instructeur qui présenta alors le matériel, la philosophie et les activités de la FFCT était Serge CALONNE. Une vingtaine de jeunes, présents ce jour-là, furent invités à une courte randonnée (25 km) aux environs d’Arras, sur des routes que je connaissais par cœur ; mais les conseils me furent si bien prodigués que, dès l’été suivant, à 19 ans, j’improvisais une semaine de voyage dans les Ardennes, ou, plus exactement, je faisais de la géographie appliquée sur le terrain, ce que je n’ai cessé de faire depuis… Ce fut mon premier Voyage Itinérant, certes non officialisé par des tampons, mais qui sera suivi de beaucoup d’autres !


     Tous deux, nous avons connu la magie du Voyage Itinérant, et nous avons collecté des tampons pour le Brevet des Provinces Françaises, seule activité qui a pu me maintenir fidèle à la FFCT jusque ces dernières années. Curieusement, nous n’avons presque jamais voyagé ensemble, en-dehors de quelques jours en Alsace après la Semaine Fédérale de Saint-Dié-des-Vosges en 1972. Serge était trop conscient de ses responsabilités familiales pour s’échapper ainsi, alors que, jeune enseignant célibataire, j’utilisais les importantes plages de congés pour enchaîner voyages, randonnées et déplacements ferroviaires d’un bout à l’autre du territoire. Rappelons que les années 70 et 80 furent une époque bénie où il existait des trains, des fourgons à bagages, des gares et du personnel, des horaires mis à la connaissance de tous…, et respectés ! Aujourd’hui, la SNCF nous fait préférer l’automobile.

     Ce n’est donc que lorsque les enfants, Martine, Sandrine et Jean, eurent grandi, que Serge put déguster avec lenteur et gourmandise sa quête de villages-contrôles, ce qu’il fit en Grand Sage, notant une masse de détails et d’anecdotes, mêlant à son habitude poésie et humour. Son périple achevé, il en fit une publication confidentielle pour quelques initiés. Sans qu’il insistât sur ce point, ce récit fut un élément majeur de son activité, tellement nous considérions que le BPF était le sommet d’une vie de cyclotouriste.

Serge Calonne

Sans illusions, nous avons aussi échangé sur le déclin de l’esprit cyclotouriste au sein d’une fédération de plus en plus déviante après les années 1980. Ce constat était partagé par les noms les plus reconnus de notre pratique, dont Abel LEQUIEN. Serge et Abel se connaissaient depuis les années cinquante, ils servirent dans la même unité militaire au Maroc, et ils se revirent fréquemment, les clubs de Liévin et d’Auxi-le-Château se côtoyant souvent. Contrairement à Abel, Serge a continué de penser que le maintien des « Anciens » dans la FFCT pouvait servir d’exemple, amender peu ou prou les écarts que nous déplorons tous, voire redresser les erreurs de gouvernance. Je ne l’ai pas suivi sur cette position, mais ce désaccord n’a jamais été qu’un détail dans nos propos. Il nous semblait tellement plus important de goûter le bonheur de pratiquer et de nous promener !

     Les obsèques de Serge ont eu lieu le 15 octobre 2018 à Liévin. Outre sa famille, les membres du club des Cyclo-Randonneurs Liévinois, des centaines d’« anciens » de la région, voire de toute la France, s’étaient rassemblés. Et Serge nous avait préparé une dernière surprise, tout-à-fait en accord avec son non-conformisme : le cercueil sortit de l’église accompagné par un chant patriotique des années 1900, « Le Clairon », incroyablement décalé et désuet.

« L’air est pur, la route est large

Et le clairon sonne la charge ! »

Et nous nous sommes souvenus que Serge aimait fredonner ces paroles sur sa bicyclette !

Ce clairon sonnait pour nous comme un éclat de rire, et nous en avons souri. Dehors, un soleil radieux accompagnait le nouveau départ de Serge : le clairon le conduirait-il d’abord auprès du petit soldat du cimetière de Givenchy-le-Noble ?

Voilà. J’ai essayé d’évoquer qui fut pour moi Monsieur CALONNE …

— SERGE ! »

Daniel PETIT

D’autres photos sont à voir ici sur le site d’André Tignon.

Randonneuse Follis à vendre

Parution le 02/01/2019

A vendre
Randonneuse FOLLIS en parfait état.

Randonneuse à vendre
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Couleur : gris, dégradé noir et vernis rouge
Cadre artisanal en Reynolds 631 Haut : 50 cm Long : 53,5 cm
Jantes OPEN PRO, moyeux Campagnolo Véloce, cassette 10 vitesses (13 à 29)
Cintre Papillon avec commandes freins et manettes des dérailleurs avant et arrière
Pédalier Stronglith (46x36x26) manivelles de 170 mm
Freins Shimano RX 100 GE
Selle cuir Brooks
Garde boue inox
Déport sac de guidon avec sacoche Vaude
Prix : 1200€ (à débattre)
Contacter : Christian Winternheimer
Tél : 06.66.77.88.62
christian.winternheimer@orange.fr

Demande d’informations concernant Cuba

Parution le 27/12/2018
Recherche
Avec un ami, nous projetons une randonnée un peu folle en 2019 : Cuba à vélo.
Aussi je prépare cette aventure et je vous sollicite pour avoir des conseils, des idées de parcours etc …
Peut-être qu’un randonneur a déjà effectué ce périple ?
Merci pour vos informations.
Contact : René Piquard
rene.piquard@numericable.fr

——————————————– Recherche anciens numéros du Randonneur ——————————

 

Parution le 24/11/2018
Recherche
Le comité de rédaction recherche des anciens numéros de notre revue Le Randonneur.
Si vous disposez de numéros 1 à 50 et si vous ne désirez pas les conservez
merci de nous contacter avant de vous en séparer.
Les frais d’envoi seront à notre charge.
Vous pouvez également nous les apporter lors de la rencontre nationale.
Contact : Régis Saint-Estève 06 83 20 12 33
r.saintesteve@free.fr

———————————————————————- Livres à vendre ————————————————————–

 

Parution le 10/09/2018

A vendre,
Ouvrages pratiquement neufs, prix avec les frais d’envoi compris :


. Lecacheur “Transhumance” 14 000 km à vélo à la rencontre des bergers d’Europe : 20 euros.
. Marthaler “Le chant des roues” Sept ans à vélo autour du monde : 15 euros.
. Picar “Guide du vélo et de ses à-côtés” Un bel album de 1979 : 20 euros.
. Seray “Un demi-siècle autour du monde” : 15 euros.
. Famille Maurice “Terre d’éveil” Une aventure familiale sur les chemins du monde : 15 euros.
. Drieux “Tashi deleks !” de Kathmandu à Lhassa à vélo : 10 euros.
. Brechet “Roue libre” L’Amérique sans frontière : 10 euros.
. Basalaev “Penza-Vladivostok” La traversée de la Russie en tandem : 10 euros.
. Duquénois “Aventures d’un cycliste à travers Madagascar” en 1901. Récit photocopié : 8 euros.


Contacter : Hervé Le Cahain
herve.le-cahain@wanadoo.fr

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Parution le 26/06/2018
A vendre
Cadre Jourde (constructeur de Limoges) sur mesure, 1989 tubes Reynolds 501 SL, bleu intense, h=54,5cm,
Pédalier TA 46-36, roue libre 5 vitesses, dérailleur AV et pédales Campagnolo, dérailleur AR Shimano,
Porte-sacoche avant chromé fabrication Singer,
Freins Mafac, roues 700C, selle Brooks.

 

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Prix: 500€
Contacter : Geneviève Pascaud

genevieve.pascaud@wanadoo.fr

Commémoration de la première course sur piste de vélocipèdes

 

Mai 1868, première course sur piste de vélocipèdes au Parc de Saint-Cloud.

 

course sur piste de vélocipèdes

Après la première course de vitesse sur route, Paris – Versailles, le 8 décembre 1867, diverses manifestations de vélocipèdes eurent lieu en 1868, dans les jardins du Pré Catelan du Bois de Boulogne notamment et, le 31 mai 1868, la première course sur piste fut organisée dans le Parc de Saint-Cloud.

Cent cinquante ans plus tard, le 26 mai 2018, une quinzaine de vélocipédistes se sont retrouvés au Pré Catelan et au Parc de Saint-Cloud pour chevaucher d’authentiques vélocipèdes datant de la fin des années 1860 (donc avant l’arrivée du « grand bi ») issus de leurs collections particulières pour refaire, en lieu et place, cette première course sur piste et commémorer cet anniversaire.

Les intéressés à l’événement, reconnaissons-le à regret, étaient peu nombreux en 2018 au regard de l’intérêt suscité ce 31 mai 1868 (voir les photos d’époque) par cette première course sur piste. L’on pouvait y compter cependant quelques amis du Randonneur, dont Stéphane des Hauts-de-Seine, Christian et Françoise du Val-d’Oise et moi-même. Christian s’est essayé à chevaucher un de ces vélocipèdes des années 1860, pas si facile à manier à le voir contracté sur la machine, lui si à l’aise sur sa randonneuse.Course de vélocipèdes

Nous avons suivi cette quinzaine de passionnés dans les rues de Boulogne à qui il fallait une bonne maîtrise de leurs vélocipèdes pour se confronter à la circulation automobile d’aujourd’hui, deux mondes opposés se côtoyant.

Après un parcours dans le Parc de Saint-Cloud, les vélocipédistes se retrouvèrent sur l’allée en bas du bassin inférieur de la grande cascade, à l’endroit même de la première course de 1868, sur une piste linéaire de 350 mètres, soit 700 mètres aller-retour, pour une course de lenteur de 100 mètres et une course de vitesse en deux temps en présence de l’anglais John Moore, octogénaire, petit-fils de James Moore vainqueur de ces premières courses. Bien que n’ayant pas connu ce grand-père mort quand il avait un an, on l’a senti très ému de commémorer cet anniversaire et il a voulu essayer, non sans difficulté, ce vélocipède qui avait fait les beaux jours de son grand-père.

Le départ de chacune des courses a été donné, ou par une descendante d’un des Frères Olivier et de La Bouglise, ou par John Moore. La course de lenteur se déroulait sur 100 mètres mais ne semblait pas la plus facile avec risque de chute mais elle fut bien disputée tout comme la course de vitesse sur 700 mètres où l’on a pu apprécier la vitesse de pédalage pouvant atteindre 23 km/h ! Le grand vainqueur de ce doublé fut Alain Cuvier, grand collectionneur du Loir-et-Cher, mais les autres participants ne furent pas moins méritants et tous reçurent de John Moore, la médaille commémorative-souvenir.

Pour nous public trop peu nombreux, ce fut l’occasion de remonter le temps et de nous rendre compte des progrès apportés au vélo depuis le vélocipède des années 1860 à nos jours et de passer une agréable journée champêtre aux portes de Paris.

Marie-Lou Cauchon

Le Randonneur