Brèves de velo
Bilan du festival du voyage à vélo du Mans 2025
Le Randonneur au 38e Festival International du voyage à vélo


Les Amis du Randonneur avaient bien entendu répondu positivement à l’invitation de Cyclo-camping-international, qui comme de coutume, mettait un stand à notre disposition, bien utile pour promouvoir notre chère revue. Comme l’an passé, le festival se déroulait dans la bonne ville du Mans. Le succès de l’édition 2024 a permis de disposer d’encore plus de place au palais des congres. Les exposants étaient un peu plus nombreux, mais aussi ont pu travailler dans de meilleures conditions. De nouveaux artisans étaient là, fabricants de vélo ou de bagages, remorques, accessoires divers. Le salon est une belle rampe de lancement pour ces jeunes entrepreneurs, qui sont toujours plus nombreux à se lancer. Cependant, d’une année à l’autre, certains disparaissent, d’autres les remplacent. Notons que les jeunes repreneurs et successeurs de Vagabonde étaient présents. Les amateurs d’itinéraires, de topo-guides sont comblés. Les nombreux organismes chargés du tourisme dans la région Pays de Loire proposaient de belles et bien nombreuses documentations. Beaucoup de cyclistes écrivains, aussi. De quoi satisfaire toutes les sortes de cyclistes.
Pour Le Randonneur, c’est une chance de pouvoir participer à cet évènement majeur. C’est un des rares, trop rare, moment où nous pouvons en faire sa promotion. Les visiteurs étaient nombreux à s’arrêter à notre stand. Les échanges sont intéressants, parfois aboutissent à un abonnement (5 cette années) mais la plupart sont surtout à la recherche d’itinéraires, d’idées de voyages. On nous a souvent confondu avec le stand de CCI ! Peu, très peu s’intéressent aux cotés « techniques, pratiques » de la randonnée à vélo. Mais beaucoup achètent un, deux numéros du Randonneur. Bizarrement, c’est le numéro 86, à la couverture qui ne nous plaisait pas du tout, qui s’est le plus vendu !
Pour gérer le stand, c’est la même équipe, Michèle, Christian, Philippe et Alain qui étaient au charbon, et qui y ont pris grand plaisir, tout comme d’accueillir des abonnés.
Mais n’oublions pas le principal : les projections. Les sujets sont toujours aussi divers, et la mise en image, scenario, montage, sont d’une qualité quasi-« pro ». On vit de beau moments, avec beaucoup d’enthousiasme, et d’émotion parfois. A l’applaudimètre, c’est sans doute le film « Parfum d’Essence, de Cabanes à Dharamsala » qui l’emporte. Le film va être diffusé dans de nombreux festival, ne le manquez surtout pas (pastis-momo.com).
Alain FAMELART


Photos de Michèle Fedrizzi et Christian Lebeau










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Bilan du festival du voyage à vélo 2024
Le Randonneur au 37e Festival International du voyage à vélo



Les Amis du Randonneur ont répondu présents à l’invitation de Cyclo-Camping International (CCI) qui mettait à disposition un stand, parmi beaucoup d’autres, occupés par des cyclotouristes voyageurs ou voyageuses, venus présenter leurs périples et expériences, contés dans de nombreux ouvrages. La preuve, s’il se doit, que le papier a encore de l’avenir. Le Randonneur était donc tout à son aise dans cet environnement, d’autres magazines étant présents : 200, Carnets d’aventures, Duocipède, Cyclotourisme. Le festival est un rendez-vous incontournable, pour présenter notre chère revue, déclencher de nouveaux abonnements ; mais aussi pour rencontrer des abonnés.
Le festival se tenait cette année au Mans, dans la Sarthe, les équipements de Vincennes étant en travaux. C’était un risque assumé par les organisateurs qui ont été surpris (nous aussi) par la fréquentation très élevée des différents stands et séances de projections !
Les gens sont venus de loin ; nous en avons rencontré qui venaient du Grand Ouest, Nantes, Brest, mais aussi du Pas-de-Calais. Philippe et Michèle nous avaient rejoints depuis Nancy.
S’occuper du stand, c’est un peu comme les 24 Heures du Mans, il faut changer régulièrement d’équipages, pour profiter aussi des projections, et visiter les exposants. Nous y sommes arrivés, les volontaires étant suffisamment nombreux. Comme d’habitude, Marilou fut infatigable le samedi !
Sur notre stand, nous avons pu rencontrer une vingtaine d’abonnés, en engranger trois nouveaux. La recette dégagée par la vente de revues et du numéro spécial « nos P’tits coins méconnus » fera plaisir à notre trésorier. La revue est bien perçue, les photos, les cartes… Un ancien abonné trouve qu’elle tourne en rond, et regrette les « belles plumes de jadis » Paul Fabre, Raymond Henry, Abel Lequien. La roue tourne, il faut laisser à d’autres plumes (de claviéristes !) le temps de s’installer, tout ne se fait pas en un jour.
Pour ceux qui ne connaissaient pas spécialement Le Randonneur, et qui nous considèrent un peu comme un autre CCI, il nous est nécessaire de rappeler la philosophie et la particularité de notre association, dont le but est avant tout d’éditer une revue qui parle de vélo, écrite et mise en page par ses abonnés. Nous ne sommes pas organisateurs de voyages ou de séjours, même si nos rencontres permettent de nous retrouver.
Les stands plus techniques, qui proposaient des vélos et équipements divers, occupaient une belle surface. J’y ai passé du temps ; vous trouverez un compte-rendu dans le numéro 86 du Randonneur.
Le festival CCI est un excellent vecteur pour faire connaître notre revue. Et il est gratuit.
Le président du comité d’organisation de la Semaine Fédérale FFCT de Roanne (qui est un abonné, fidèle) nous propose, dans les mêmes conditions, un stand sur le village fédéral, du 20 au 28 juillet. Nous cherchons des volontaires pour s’en occuper !
Alain FAMELART






Photos de Christian Lebeau
Pétition : Sauvons le camping
De plus en plus de campings n’acceptent plus les randonneurs !
« A l’initiative de gérants de campings et de citoyens engagés dans l’univers du camping, nous avons créé le collectif « Sauvons le vrai camping ». En quelques mots, nous ne sommes pas contre le développement des mobil homes et des locatifs en général, nous ne sommes pas contre la montée en gamme et les équipements parfois démesurés, nous ne sommes même pas contre la financiarisation galopante, mais il n’est pas négociable que pour être un camping, il faut réserver une part minimale raisonnable d’emplacements aux vrais campeurs en tentes, camping-cars, vans ou caravanes. »
Signez la pétition sur le site https://sauvonslevraicamping.fr/
Bilan du festival du voyage à vélo 2023
Nous étions à Vincennes au festival organisé par Cyclo Camping International
Les 21 et 22 janvier 2023
Du festival CCI
C’est un moment incontournable pour tout amateur de randonnées et de voyages. Covid nous en ayant empêché pendant deux ans, se rendre à Vincennes pour la 36e édition du Festival international du voyage à vélo était évident. Les Amis du Randonneur y étaient présents, un espace nous étant réservé entre le magazine 200 et l’association Railcoop. Nous sommes plusieurs à avoir animé cet espace, bienvenu, y rencontrant de fervents abonnés, mais aussi, et surtout, des personnes ne connaissant pas notre association et son objet : l’édition de la revue Le Randonneur. Il faut remercier ici l’infatigable Marilou, très présente le samedi, Hélène et Pierre, Michèle et Christian, ainsi que votre serviteur, tous contribuant à la diffusion de notre philosophie cycliste.
Onze abonnements seront souscrits, plus de cinquante revues diffusées, offertes contre une libre participation financière ; sachez que la générosité des visiteurs nous a agréablement surpris et comble notre trésorier.
L’aspect financier compte, bien entendu, mais le plus important relève du niveau des échanges avec les visiteurs, des questions diverses, qui donnent à réfléchir sur la démarche, la philosophie, la raison d’être du Randonneur, et de l’association qui permet sa réalisation et sa diffusion.
La revue est globalement perçue comme étant très qualitative. Les cartes sont unanimement plébiscitées. Ce qui révèle la principale demande de nos visiteurs : des itinéraires, des idées de voyages, de rencontres aussi. Nous pourrions créer une agence de voyages ! Le Randonneur est un peu considéré comme un CCI bis. Il nous faut alors faire preuve de pédagogie pour expliquer que le principal objet des Amis du Randonneur est l’édition d’une revue aux qualités littéraires certaines.
Les exposants qui nous entourent proposent d’ailleurs beaucoup d’itinéraires, de séjours, etc. Beaucoup moins de conseils sur les équipements, la façon de se déplacer, etc. Notons que les ouvrages relatifs aux voyages sont souvent écrits par des femmes.
Des fabricants de vélos présentaient de belles machines, aux normes de notre époque, pratiquement tous typés gravel, pneumatiques de grosses sections, transmission mono-plateau, loin de nos indémodables (ou démodées) randonneuses.
Voilà ce que j’ai saisi, un peu au vol, de ces deux jours entre tenue du stand et visionnage de films qui donnent envie de s’échapper. Et qui donne aussi à réfléchir quant à l’évolution du Randonneur.
Alain Famelart
Paul Fabre s’en est allé
C’est avec une immense tristesse que nous avons appris ce 12 janvier 2023 la disparition de notre ami Paul Fabre.
Paul était l’un des plus fidèles Amis du Randonneur rédigeant une cinquante de textes pour notre revue depuis 1994. Professeur émérite de l’Université de Montpellier, il avait la passion de la langue et des mots mais également de la randonnée à vélo, principalement celle au long cours.
Nous lui rendrons hommage dans le prochain numéro de notre revue, en mai prochain.

Retrouvez un texte manuscrit de Paul publié en 1994 dans le numéro 2 du Randonneur (à télécharger ici).





Paul Fabre a publié de nombreux ouvrages.
Vous pouvez retrouver tous ses livres en lien avec le vélo sur le site http://biblio-cycles
Ils sont disponibles et édités par Gilbert Jaccon.



Abel Lequien s’en est allé
Il était le fondateur de notre revue
Ses obsèques ont eu lieu ce lundi matin, 30 novembre 2020, à dix heures. Abel, l’initiateur, puis le fondateur de notre revue et de notre association, s’en est allé vendredi dernier, des suites d’une longue maladie qui l’ont affaibli, fragilisé, tant mentalement que physiquement. Cette nouvelle est triste, affligeante, difficile à recevoir, même si nous savions que l’inéluctable se produirait forcément ; nous sommes tous condamnés à mort… La seule consolation qui doit nous animer est qu’il souffrait beaucoup, depuis des mois et des mois, et qu’il est parti pour un monde meilleur, sans souffrances. Peut-être qu’il aura très vite le plaisir de retrouver là-haut notre ami Raymond, lui aussi disparu en cette sinistre année ; ils en auront des choses à se raconter, n’en doutons pas !
Gardons dans nos mémoires et nos cœurs l’immense générosité d’Abel – malgré les rumeurs d’un caractère difficile, mais c’est le propre des vraies personnalités –, qui a initié Le Randonneur pour faire partager sa passion de la randonnée, tant pédestre que cyclotouriste, et qui, une fois qu’il a voulu se retirer de la présidence, nous a fait cadeau de l’association et de la revue, pour que cette œuvre perdure, avec simplicité, bon sens, légèreté d’être et joie de vivre dans l’amitié, les amitiés nouées au fil du temps et des kilomètres parcourus ensemble. N’oublions pas l’homme et ce formidable héritage que nous lui devons. Emmenons-le en pensée avec nous lorsque nous remontons en selle pour une randonnée.
Merci, Abel, du plus profond du coeur et de l’âme.
Régis Saint Estève et le comité de rédaction du Randonneur
En 1950, Abel a 17 ans lorsqu’il découvre le cyclotourisme au sein du Véloce-Club-Auxilois, un des rares clubs du Pas-de-Calais. Il parcourt sa région lors de ces premières années de pratique, puis des horizons plus éloignés au fil du temps. Il prend goût aux longues distances (brevets de 100 et 200 km).
De 1953 à 1967, il lui semble que la bicyclette est rangée au rayon des souvenirs de jeunesse : le service militaire puis les obligations professionnelles et familiales l’accaparent.
En 1968, son voisin et son copain de régiment, Serge Calonne, le décident à reprendre les balades à vélo : le virus le reprend et ne le quittera plus. Il retrouve le club de ses débuts qui était devenu Les Cyclos-Randonneurs Auxilois et adhère à la Fédération Française de CycloTourisme. Il s’investit dans son club, encadre les jeunes, prend des responsabilités au sein de la FFCT. Il découvre la revue Le Cycliste qui devient sa bible puis celle de la fédération Cyclotourisme dont il devient membre de l’équipe de rédaction. Il crée un bulletin de club Vallée de l’Authie et en assure la parution de 1968 à 1992.
Sa pratique s’intensifie durant toutes ces années. Il devient adepte des randonnées au long cours (Paris-Brest-Paris, diagonales…) et de la randonnée en montagne (Antibes-Thonon-Trieste, Haute route des Pyrénées, Suisse, Corse…). En 1985, il devient l’un des premiers adeptes du VTT en France et publie le premier article du genre dans la revue de la FFCT. Parallèlement, il pratique la randonnée pédestre pour de petites et grandes balades (Tour du Mont-Blanc, traversée des Écrins…).
En 1993, Abel Lequien prend ses distances avec la FFCT et publie le premier numéro de Le Randonneur du Val d’Authie. Tout d’abord d’audience locale, il fait parvenir sa revue à ses amis cyclotouristes des quatre coins de la France qui lui adressent rapidement des textes de qualité. Au fil des premiers numéros, ce sont les textes des meilleures plumes parmi les randonneurs qui se joignent à lui et qu’il publie : Pierre Roques, Paul Fabre, Raymond Henry, Claude Raffenne, Henri Bosc… Le nombre des abonnés augmente alors à grand rythme. La revue devient biannuelle.
En 1998, Abel propose à ses abonnés de se retrouver durant trois journées à Auxi-le-Château pour pédaler ensemble et échanger. Le succès est retentissant. C’est la naissance de la première rencontre. De nombreuses autres vont suivre, au fil des ans.
De 2000 à 2011, Abel s’investit totalement dans la réalisation, la diffusion, la promotion du Randonneur et de ses désormais trois numéros annuels. Il s’entoure petit à petit d’une équipe pour le seconder et l’aider à réaliser une revue qui se perfectionne : passage à la couleur, utilisation d’outils numériques, création d’un site internet.
En 2012, après tant d’années de travail et de passion, Abel transmet Le Randonneur, sa revue, à une association Les Amis du Randonneur créée quelques années plus tôt. Le flambeau est repris par une équipe de rédaction menée par François Piednoir.
Depuis 2015, un nouveau comité épaule Régis Saint Estève, rédacteur en chef, dans la lourde tâche de poursuivre l’œuvre d’Abel Lequien.
Cliquez sur les photos pour les agrandir (Photos de Marie-Odile Bertou et Guy Canbéssèdes)
Abel aimait écrire et photographier

En 2000, il publie Passion de la Randonnée , ouvrage dans lequel il regroupe les récits de trente années de randonnées cyclotouristiques et pédestres, petites et grandes, aux quatre coins de la France.

Nostalgie regroupe 55 photos noir et blanc des années soixante prises dans les environs d’Auxi-le-Château.
Notre ami Raymond n’est plus…
C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le 21 juin 2020 la disparition, après de longs mois d’hospitalisation, de notre ami Raymond Henry.
C’est un ami qui prend congé de nous, et quel ami! La gentillesse, la bienveillance, la discrétion, la modestie étaient les premières de ses qualités.

Raymond était aussi l’Historien du cyclotourisme, avec un grand « H »; outre les très riches et très intéressants ouvrages qu’il a consacrés à la genèse et aux évolutions de notre passion pédalante, il mettait avec une grande générosité ses connaissances immenses, inépuisables, au service du Randonneur et de la rubrique « Histoire » qu’il tenait de main de maître. Qui d’entre nous n’a pas apprécié sa plume alerte, qui racontait simplement de grandes choses? Là ne se trouvait pas le moindre de ses talents: Raymond était aussi fin technicien que remarquable historien.
Bien sûr, une longue et impénitente pratique du cyclotourisme sous toutes ses formes accompagnait la passion pour son histoire; elle en est peut-être née, au fil des randonnées, des rencontres de cyclotouristes marquants. Raymond est le lien entre ceux qui ont connu, roulé avec Vélocio, et notre époque moderne. Grand randonneur, les Diagonales de France, Paris-Brest-Paris, le Brevet des Provinces Françaises, le Raid Pyrénéen, le Tour de France Randonneur, font partie entre autres de son palmarès, terme qui l’aurait vraisemblablement fait largement sourire et quelque peu gêné. Nul doute que le Ventoux voisin reçut souvent sa visite.
Tout le comité de rédaction s’associe pour présenter à Rachel, son épouse, ses plus sincères condoléances et lui témoigner que nous partageons sa douleur d’avoir perdu notre ami.
Gardons à l’esprit, chaque fois que nous plongeons dans les livres qu’il a écrit, dans les articles qu’il a donnés au Randonneur, l’image de son sourire, de sa courtoisie sereine et du bonheur qui fut le sien de tenir un guidon et de rouler, rouler, rouler encore, en cyclotouriste amoureux des beautés de la nature, et avide de partager cette joie avec des amis. Que Raymond roule avec nous chaque fois que nous roulons.
Régis Saint-Estève
Raymond Henry a publié de nombreux ouvrages, dont les trois volumes consacrés à l’histoire du cyclotourisme, ainsi qu’une centaine d’articles dans notre revue Le Randonneur, depuis 1996.

Raymond était un pratiquant assidu.


Paris-Rouen en vélocipède
Compte-rendu de cette randonnée originale

Comme annoncé sur le site du Randonneur, les 9, 10 et 11 novembre une vingtaine de vélocipédistes se sont lancés sur le parcours Paris-Rouen en souvenir du 150ème anniversaire de la première randonnée à vélo(cipède) en novembre 1869 qui allait de Paris à Rouen.
Les routes d’hier, comme la circulation, n’étaient pas celles d’aujourd’hui et nos vélocipédistes de 2019 ont bien du mérite, mais quand on aime…
Même si eux mettront trois jours, quand les vélocipédistes de 1869 devaient mettre 24 heures.
Ils s’étaient donné rendez-vous au matin du 9 novembre au café « Le Cristal », avenue de la Grande-Armée, au coin de la rue de Tilstitt, à l’ombre de l’Arc de Triomphe. À 7 heures, il y avait forte animation au café où je les ai retrouvés. Puis l’heure de l’avant-départ est donnée ; celui de quitter le café et de se préparer au grand départ, avec salve de photos pour marquer l’événement. Keizo Kobayashi ne manque pas de lancer « son cri de guerre » dont il est coutumier, en soulevant son lourd vélocipède.
Les vingt participants, dont une femme, sont tous vêtus avec élégance, ce qui contraste avec les cyclos à la mode 2019 qui les accompagnent pour sortir de la région parisienne, à l’exception de deux d’entre eux que je reconnais pour avoir l’habitude de « rouler à l’ancienne », c’est-à-dire avec élégance vestimentaire. À 7 heures 30, revêtus par sécurité d’une chasuble blanche, ils s’élancent sur leur lourd engin pour une randonnée de 172 kilomètres sur trois jours. Ils quittent Paris, avant le lever du soleil, par l’avenue Foch et le Bois de Boulogne. Cette première journée de vélocipède les amènera à Mantes-la-Jolie.
Quelques-uns de nos amis les ont retrouvés sur le parcours, dont Patrick Jordan qui est allé à leur rencontre à Triel et les a accompagnés sur une trentaine de kilomètres jusqu’à Limay.
« Dans les communes traversées : Triel-sur-Seine, Vaux-sur-Seine, Thun, Hardricourt, Meulan, Gargenville, les vélocipédistes étaient accueillis chaleureusement par les maires et une foule de gens admirative de leur performance. Par contre, pour les accompagner, nous n’étions alors que trois cyclistes. Il faisait beau et j’ai passé un très bon après-midi au côté de ces valeureux vélocipédistes qui tous roulaient dans la bonne humeur », dit Patrick.
- Photos Patrick Jordan
Le lundi 11 novembre, le groupe des 20 Vélocipédistes partis des Andelys, se dirige vers Rouen pour la troisième et dernière journée de ce périple mémoriel.
Le froid et la pluie ont rendu la matinée bien difficile ; ils accusèrent une heure et demie de retard sur l’horaire prévu.
Heureusement, le soleil les sécha et réconforta l’après-midi.
À leur arrivée à Amfreville-la-Mi-Voie, dernier point d’animation et de rencontre avant Rouen, ils étaient souriants et disponibles aux échanges.
En regardant leurs montures, j’ai constaté un anachronisme amusant : celui qui menait le groupe avait installé sous son guidon un compteur GPS. Seul concession à la modernité, car pour le reste, vélos et tenues donnaient tout à fait l’impression d’être retournés 150 ans en arrière.
La seule femme présente m’a dit avec un grand sourire qu’elle était heureuse de représenter les femmes de l’édition de 1869.
Certains, plus âgés, semblaient bien fatigués, et expliquaient qu’à chaque tour de pédale, il fallait compenser l’équilibre en tirant sur le guidon, d’où des douleurs aux bras plus qu’aux jambes. De plus, il y avait des côtes un peu raides, qui les ont obligés à monter et quelquefois même à descendre à pied. En voyant les vélocipèdes de près, on comprend vite pourquoi.
Certains avaient placé des rubans de caoutchouc autour du fer de leurs roues, à cause de la pluie, ce qui s’était également fait 150 ans plus tôt.
Ils ont bien expliqué à la foule amassée le but de leur périple, son histoire, et parlé de leur passion pour le vélocipède. Malgré l’heure tardive, ils ont terminé par une animation en faisant chanter tout le monde, à l’initiative de Gérard Holtz, l’un des participants.
Une bien belle rencontre avec ce groupe de passionnés.
Ils sont repartis à la nuit tombante, pour arriver ensemble à Rouen.
Marie-Lou Cauchon – Patrick Jordan – Marie-Odile Bertou
Hommage à Max Audouin
A Max
Par Marie-Lou Cauchon
Le 4 avril dernier, notre ami Max partait avec ses camarades du club de Villers-Saint-Paul, dans l’Oise, pour une belle matinée de vélo, quand ce qui ne devait pas arriver arriva. Un trou dans la descente rapide de la Pierre Turquaise de la forêt de Carnelle, près de Beaumont-sur-Oise, fit chuter Max. La chute aurait été banale sans la présence d’un piquet en métal sur lequel il s’est écrasé. Le piquet a provoqué fracture du bassin, de la colonne et surtout hémorragie interne où il a perdu beaucoup de sang. Pris en charge par un urgentiste qui l’a emmené à l’hôpital de Beaumont, il a ensuite été transporté dans le coma à l’hôpital Beaujon, où il est décédé dans la nuit, à l’âge de 73 ans.

Max AUDOIN était un cyclotouriste passionné, pratiquant aussi bien le cyclotourisme en famille avec femme et enfants, et plus tard petits-enfants, avec lesquels il partait pour des voyages itinérants, les sorties avec ses copains du club de Villers-Saint-Paul que le tourisme à bicyclette (il venait de terminer le Brevet des Provinces Françaises), ou les longues distances à vélo qu’il affectionnait tant, de celles qui imposent le respect, en référence aux grandes randonnées que sont les 40 heures Vélocio, le Paris-Brest-Paris (6 fois), les diagonales (il avait bouclé à trois reprises la série des diagonales de France), le Tour de France, les Thonon-Trieste, Thonon-Venise…
et que sais-je encore.
J’ai rencontré Max pour la première fois dans l’atelier des cycles Alex Singer à Levallois dont il était un habitué ; Max prenait grand soin de ses machines. Malgré les kilomètres parcourus, ses vélos toujours impeccables faisaient de lui un des meilleurs ambassadeurs de l’artisan-constructeur dont il était devenu l’ami, ne manquant aucun des rendez-vous auxquels il était attaché, comme le « rallye Alex Singer » ou la « randonnée du Souvenir », le 11 novembre à Rethondes.
En digne héritier de
Vélocio, Max se définissait par les mêmes qualités que l’on
reconnaissait au Maître : convivialité, simplicité,
camaraderie, goût de l’effort et respect des autres.
C’était un ami
du Randonneur de longue date. Adieu l’ami, tu nous manques déjà.


Festivals du voyage à vélo 2019
Les Amis du Randonneur étaient aux festivals du voyage à vélo
Comme tous les deux ans, Chambéry accueillait une nouvelle édition (la quatrième) du salon du voyage à vélo Vélosons.
Pour leur troisième participation, les Amis du Randonneur ont assuré, durant les deux jours, la tenue d’un stand afin d’y présenter la revue et l’association.
Malgré un public timide, nous avons pu placer quelques revues et convaincre trois personnes de s’abonner.
Nous avons reçu beaucoup de félicitations concernant la qualité de la publication.

Je tiens à remercier les Amis qui ont bien voulu m’accompagner pour la tenue du stand : Pierre, Gilbert, Jean-François, Daniel et Michel.
Bernard Morille
































